Nativités, mains, pieds, visages, bateaux, nus, expressions… L’oeuvre de Julien Marinetti est habitée par ces figures qui se pressent à sa surface, un foule sémiotique de cris et de songes…

PIEDS

 «  Un pied c’est déjà en soit tout un univers, toute une composition. On ne peut pas dire « je dessine un pied comme on dessine un nez ». On le dessine plutôt comme on dessinerait tout un visage ou un corps entier. Les pieds et les mains, c’est ce qu’il y a de plus difficile à dessiner. »

MAINS

« En hommage aux synthèses sublimes du Picasso de 1912-1914, lorsqu’il dessinait des guitares et des mandolines dans ses toiles. Mes personnages avec sont parfois des « hu-mains ». La main est hypertrophiée comme elle l’est dans notre cerveau. C’est elle qui a fait l’être humain… à se demander si ce n’est pas la main qui a fait le cerveau. »

VISAGES EMBOITES

« Dans tous mes visages qui s’emboîtent, c’est l’efficacité qui prime. Inutile de dessiner un oeil en plus pour comprendre qu’on est face à une réalisation anthropomorphe. C’est le raccourci auquel nous invite le symbolisme… »

EXPRESSIONS

« Je capte le quotidien des Hommes, les situations, les attitudes, les instantanés. Des gens qui rient, qui pleurent, qui en ont marre … »

VOYAGE

« J’ai fait mes premiers bateaux sur les Pandas de Singapour. La première fois que j’y suis allé, je partais à la découverte d’un autre monde aux confins de l’univers. Je me suis pris pour Christophe Colomb. “

NATIVITES

« Je dessine souvent la femme sous forme de nativité, car elle seule a le privilège de pouvoir donner la vie. Je ne supporte pas qu’on réduise la femme à n’être qu’un objet sexuel. »

CALVAIRES

« Mes calvaires ou crucifixion évoquent les souffrances d’un quotidien difficile, parfois invivable. Il y a des bons, des méchants et tous ceux qui voient, entendent, mais ne font rien… »

CORPS

« Retour à mes débuts : l’anatomie, le corps dans toutes ses postures et dans tous ses états, sa composition et son équilibre. »